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Quand Washington tente de se refaire une image de marque sur le dos de Wall Street

Le Sénat américain accuse la banque britannique HSBC d’avoir facilité des opérations de financement des milieux terroristes, d’avoir blanchi des profits tirés du trafic de drogue et d’avoir contrevenu aux sanctions américaines contre l’Iran. Des transactions pour plus de 19 milliards de dollars auraient ainsi transité par sa filiale américaine et été soutirées au contrôle et à la supervision des organismes réglementaires.

Le rapport de plus de 330 pages déposé lundi

a conduit à des audiences publiques devant une commission du Sénat américain.

La présidente de HSBC North America, Irene Dorner, a présenté ses excuses et promis d’apporter les correctifs nécessaires. Si le comportement de HSBC était connu depuis dix ans, le rapport sénatorial met l’accent sur l’ampleur des pratiques, en faisant ressortir une culture d’entreprise « polluée ».

Après un an d’enquête, après avoir épluché 1,4 million de documents et interrogé 75 cadres de HSBC et de multiples employés des organismes de réglementation, le rapport fait ressortir plus de 28 000 transactions susceptibles de constituer une violation des lois américaines sur la période 2001-2007, dont 25 000 concernant l’Iran, selon l’évaluation d’un vérificateur indépendant.

Selon le sénateur démocrate Carl Levin, qui préside la commission, les responsables de la banque « savaient ce qui se passait, mais ont permis à cette pratique trompeuse de continuer ». 

La Banque HSBC est présente dans 80 pays. Aux États-Unis, sa division gère un actif de 210 milliards, ce qui la classe parmi les dix plus grosses banques dans ce pays.

A cette occasion, en pleine campagne électorale, c'est surtout Washington qui tente de se refaire une image de marque sur le dos de Wall Street. L'opinion américaine est excédée par les pratiques bancaires et le personnel politique est sévèrement jugé pour ne pas avoir réformé Wall Street. La bataille d'image de marques a débuté.

 

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